CheckEurope
▶Summary
Le projet ECR2I a été créé en réponse au constat d’un déficit important en ressources permettant d’"apprendre à s’informer". Les médias traditionnels sont désormais concurrencés par les réseaux sociaux, où la désinformation se propage rapidement. En 2019, 60% des Européens se sentaient mal informés sur l’Union européenne et 68% étaient confrontés aux fake news au moins une fois par semaine. De plus, seuls 15% se sentaient capables de les identifier. Ainsi, il existait un besoin urgent de combler l’absence de ressources pédagogiques accessibles aidant à identifier les fake news et ainsi améliorer la résilience des citoyens face à la désinformation. Le projet avait également vocation à répondre à la nécessité de diversifier l’audience médiatique sur l’UE, tout en promouvant une meilleure compréhension transnationale des enjeux européens. Par cette candidature, nous avons donc voulu contribuer activement à l’éducation aux médias et à l’information sur l’UE, en apportant des outils concrets pour sensibiliser et former les citoyens.
▶Objectives
Le projet ECR2I visait à améliorer la qualité et la pertinence de l’information sur l’Union européenne grâce à une approche transnationale, en dépassant les biais nationaux dans le traitement de l’actualité européenne. En collaboration avec des partenaires de plusieurs pays, le projet a permis d’échanger des bonnes pratiques et de renforcer les capacités en éducation aux médias et à l’information sur l’UE. Deux publics cibles prioritaires ont été identifiés : 1 - Les citoyens éloignés de la citoyenneté européenne, notamment les adultes peu qualifiés ou jeunes décrocheurs, souvent vulnérables face à la désinformation. 2 - Les journalistes généralistes, notamment ceux de la presse régionale et en ligne, qui manquent parfois de formation sur les sujets européens. L’objectif était de sensibiliser aux enjeux liés aux fausses informations, de développer l’esprit critique et d’outiller ces publics pour identifier et combattre la désinformation. En favorisant les échanges interculturels entre associations et médias, le projet a également contribué à diversifier les perspectives et à renforcer le sentiment européen.
▶Activities
Ce projet a permis de réaliser de nombreuses activités. D’un point de vue éducatif, nous avons réalisé plusieurs simulations du Parlement européen sur le thème des fausses informations, permettant aux jeunes participants de se mettre dans la peau d’eurodéputés et de réfléchir à des solutions. Nous avons aussi réalisé des interventions pédagogiques pour sensibiliser à l’Union européenne et la désinformation dans des milieux variés (prisons, établissements scolaires, lieux de vacances) et à partir d’outils pédagogiques spécialement conçus. Côté journalistique, nous avons publié et distribué une édition papier de notre magazine Le Taurillon, dédiée aux élections européennes ; nous avons diffusé des live Twitch mensuels pour couvrir les sessions plénières du Parlement européen, et nous avons également organisé les Journées de la Presse Européenne, journées de conférences et ateliers avec des journalistes, étudiants en journalisme et experts des questions européennes pour sensibiliser aux enjeux européens et partager des bonnes pratiques. Pour disséminer les résultats du projet, un débat interactif a été organisé entre étudiants et un panel de cinq jeunes candidats (âgés de moins de 30 ans) se présentant aux élections européennes.
▶Impact
Le projet a produit plusieurs résultats concrets. Parmi les principaux, il y a la création de ressources pédagogiques dans le domaine de l'éducation aux médias, tels que des articles et des formations. L’objectif principal était de sensibiliser les citoyens, notamment ceux éloignés de la citoyenneté européenne, à une information européenne de qualité et de les rendre capables d'analyser l’actualité de manière critique. Dans ce cadre, nous avons produit une série de reportages multimédias, couvrant des élections clés dans plusieurs pays européens, et mettant en lumière des problématiques liées à celles-ci. Produit sous des formats variés (articles, podcasts, vidéos), cela a permis de toucher un public large et divers. Des workshops ont également été organisés pour des journalistes, étudiants en journalisme, et associations médiatiques, afin de renforcer leurs compétences en matière de lutte contre les fake news. Nous avons également développé une série de posts et de contenus sur les réseaux sociaux pour mieux informer sur les différents types de fake news, tandis que des événements comme des lives Twitch ont permis d’élargir notre audience.